Tribus du Maroc
Les Tribus Du Maroc
   
  





La Tribu Fahs


Carte de Fahs




Histoire de Fahs

Fahs est une tribu formée d'immigrés rifains de diverses fractions Sanhaja qui suivirent Moulay Idriss Ier comme Makhzen. Ils furent établis dans le Sahel de Tanger par Ahmed Pacha Rifi lorsque la ville eut été reconquise sur les Anglais et placée sous son autorité en 1679. A ce noyau, se sont joints depuis de nouveaux immigrés de mêmes provenances.
Les Fahs sont Jebala par la langue, la coutume et l'habitat; c'est une tribu dévouée au Makhzen (pouvoir central), elle fournisait la plus grande partie des makhznis (forces auxilaires) de Tanger.


Le phare de Cap Spartel



Costumes & Mode

Costumes traditionnels de Tanger
costume de tanger

la grotte d'hercule
Grotte d'Hercule au Cap Spartel (Tanger). Selon la légende la grotte aurait été creusée par Hercule en personne. On peut y distinguer la carte de l'Afrique avec l'île de Madagascar






Tanger: Ville mythique

La légende gréco-remaine attibue à Antée, fils de Neptune et de la Terre et roi de Libye, le mérite d'avoir fondé la ville en la baptisant Tingo, le nom de son épouse. Hercule aurait étouffé Anté entre ses bras, il aurait aussi tué le dragon aux cent têtes qui gardait le jardin des Hespéides aux pommes d'or, et séparé l'Europe de l'Afrique, créant d'un coup de massue le détroit de Gibraltar.

hercule

Les véritables fondateurs de Tanger furent probablement des marins phéniciens, suivaient par les Carthaginois qui en firent un comptoir "Tingi". En 146 avant J-C, à la chute de Carthage, la ville est rattachée à la Mauritanie et devient une colonie romaine "Tingis" et devient, vers le IIIe siècle, la capitale de la Maurétanie Tingitane.
Au Ve siècle, Tanger est ouccupée par les Vandales, libérée sous le règne de Justinien, au début du VIe siècle, elle est rattachée à l'empire byzantin.

Le général Omeyyade Moussa Ibn Noussaïr s'intéresse à Tanger pour sa position stratégique et c'est de là qu'en 711 commencera la conquête de l'Espagne par les troupes de Tarik Ibn Ziad, à qui Gibraltar doit son nom (Djebel Tarik: la montagne de Tarik). Les Idrisides, maîtres du Maroc et les Omeyyades d'Espagne s'affrontent à son sujet pendant plus d'un siècle. Au milieu du Xe siècle, les Fatimides de la Tunisie y étendent leur autorité.
En 1075, les Almoravides en deviennent les maîtres jusqu'en 1149 date à laquelle la ville passe sous la domination des Almohades.
Tanger devient ensuite dépendante aux Hafsides de Tunis avant de devenir mérinide en 1274.
Après trois tentatives, les Portugais s'en emparent en 1471 et la cèdent à l'Angleterre en 1661 en gage de dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d'Angleterre.

Dès 1679 Moulay Ismaïl (Empire Cherifien Alaouites) entreprend le siège de Tanger qui lui est abandonnée en 1684, sur décision de Charles II .

A la suite de l'aide apportée par le sultan Abd ar-Rahman Ibn Hicham à l'émir algérien Abd El-Kader, les Français lancèrent sur Tanger un raid de représailles dirigé par le prince de Joinville qui bombarde la ville en 1844 et démantèle les fortifications.

Les rivalités européennes pour le contrôle de la ville, démarrent fin de XIXe siècle. La France, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Allemagne multiplient les missions diplomatiques et commerciales pour placer leurs pions mettant la ville au centre des rivalités internationales. En 1880, la convention de Madrid tente de définir les relations entre les grandes puissances au sujet du Maroc. Poussé par le chancelier Bulow, Guillaume Il débarque le 31 mars 1905 du Yacht impérial Hohenzollern à Tanger pour quelques heures et dénonce, après un entretien avec l'oncle du sultan, les visées françaises et espagnoles sur le Maroc, ce qui provoque une crise diplomatique : c’est la Crise de Tanger.

La visite de guillaume II à Tanger

En 1923, les négociations aboutirent à en faire une zone internationale affranchie de droits de douanes. Le 24 juillet 1925, le statut définitif de Tanger est signé par le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, les États-Unis, le Portugal, l’Union soviétique et la France, auxquels se joindra l’Italie un peu plus tard. La ville possède désormais son autonomie financière, on la dote d'une administration internationale, en particulier d'une assemblée législative composée de trente fonctionnaires internationaux désignés par leurs consuls respectifs et de neuf marocains. L'époque du « Statut international » est celle du plus grand rayonnement international de Tanger, tant dans le domaine culturel que dans celui des affaires, favorisé par les facilités offertes à la contrebande, à l'espionnage et à la contrefaçon.

En juin 1940, après la défaite française, les troupes nationalistes espagnoles occupent Tanger et permettent, en mars 1941, l'installation du consulat allemand à la Mendoubia (résidence du Mendoub) où flotte le drapeau nazi. En mars 1944, l'Espagne fait partir le consulat allemand de la Mendoubia avant de retirer, le 9 octobre 1945, ses troupes de Tanger, qui retrouvera son statut international. Entre 1939 et 1950, Tanger a vu sa population tripler et atteindre plus de 150 000 habitants.

Le 9 avril 1947, le sultan Mohammed V, accompagné du prince héritier Moulay Hassan (futur Hassan II), prononce à Tanger le premier discours qui fait référence à un Maroc unifié et indépendant rattaché à la nation arabe.

Le discours de Mohammed V à Tanger

En 1956, avec l'indépendance du Maroc, la conférence de Fedala (8 au 29 octobre) rend Tanger au Maroc. Une charte royale maintient la liberté de change et de commerce jusqu’en 1960, année où le gouvernement marocain abolit les avantages fiscaux et Tanger se retrouve avec un statut identique à celui des autres villes du royaume. Afin d'éviter une fuite importante des capitaux, le port de Tanger est doté d'une zone franche.





Tanger à travers le temps

Gravure de Tanger vers 1535
tanger en 1535

Carte de Tanger en 1683
tanger en 1683

Tanger au XVIIIe siècle
tanger en 1535





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